Craignant l'effet "brèves de comptoir" et son style lourdaud -pardon, c'est quasi un pléonasme-, Louise a donc préféré proposer son "Petit dico machiste des femmes au travail".
Parmi les trente-huit définitions, on y trouve pêle-mêle des corps de métiers -infirmière, assistante sociale, collaboratrice de chantier, secrétaire-, des mots exclusivement réservés aux femmes -tampon, menstruations- et aussi des termes exclusivement féminins aux yeux des machistes -ragots, salade, mi-temps-.
C'est drôle tout en chatouillant là où ça fait mal...L'apparence de banalité de certains propos déconcerte souvent. Des préjugés tant entendus qu'ils relèveraient presque de l'ordre du réflexe. Pour sûr, ça donne à réfléchir !
Le texte écrit, il reste à présent à procéder au casting des voix... pour l'enregistrement. Pas de lecture en direct...Souvenez-vous, ces textes seront diffusés en boucle dans la cage d'escalier.
Hommes et femmes sensibles à tout préjugé machiste préparez vos boules quies !
Retrouvez Louise sur son blog. http://louisecourtin.blogspot.com/2011/08/un-blog-un.html
Et c'est par le son que le ton est souvent donné dans la cage d'escalier. Pour l'exposition "Miroir, mon beau miroir", une immense "chaussette de diffusion sonore " -baptisée ainsi par mes collègues- diffusait la chanson de Serge Gainsbourg "Aux armes et caetara".
Toutefois, réaliser la scénographie d'une exposition au château est une première pour ces deux femmes. Elles auront en charge non seulement sa conception mais aussi sa réalisation. On appelle celà une "Exposition en conception-réalisation" : la scénographe arrive avec son équipe (graphiste notamment) et son entreprise de réalisation.
Comme je vous le disais, le cahier des charges imposait aux candidats à l'appel d'offres de conserver certaines structures scénographiques de l'actuelle exposition "Nantais Venus d'Ailleurs".